POURQUOI ENCOURAGER LA FONDATION?

Les sciences infirmières ont fait de grands pas depuis que l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec s’est doté d’une fondation, en 1987. Des acteurs clés de notre système de santé témoignent des percées significatives rendues possibles grâce au soutien de la Fondation.

Témoignages

Claude Castonguay

Claude Castonguay

Actuaire, ex-ministre de la Santé du Québec et fellow du Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO)

Valoriser le rôle des infirmières et infirmiers

Les infirmières et infirmiers jouent un rôle de premier plan dans la société. Ils soignent, apaisent et consolent. Ils aident les familles et l’entourage des patients à mieux composer avec des situations difficiles. Ils motivent les personnes à changer leurs habitudes afin qu’elles aient une meilleure qualité de vie. Mais leurs responsabilités pourraient être encore plus importantes si leurs fonctions étaient reconnues à leur juste valeur.

En appuyant la Fondation de l’OIIQ, vous aidez à promouvoir l’avancement des sciences infirmières et des soins infirmiers, au profit de la population tout entière. Joignez-vous à elle pour faire reconnaître le rôle déterminant de la profession infirmière au sein de notre système de santé.


Nancy Feeley, inf., Ph. D.

Nancy Feeley

Professeure agrégée de l’École de sciences infirmières Ingram de l’Université McGill et chercheuse principale au Centre de recherche en sciences infirmières de l’Hôpital général juif

Rapprocher les pères de leur bébé prématuré

Grâce au soutien financier de la Fondation, j’ai pu diriger deux projets pilotes qui visaient à améliorer la qualité des interactions entre les parents et leur bébé. Le premier portait sur les mères ayant accouché avant terme, et le deuxième touchait les pères d’enfants prématurés. Plus particulièrement, je voulais comprendre quels facteurs favorisaient ou refrénaient l’implication du père auprès de son nouveau-né.

Le financement de projets pilotes est déterminant dans la carrière d’un chercheur, car il facilite l’obtention de subventions de grands organismes, comme les Instituts de recherche en santé du Canada. Et c’est lorsque nos projets de recherche sont financés que nous avons les moyens d’aller plus loin pour apporter des solutions concrètes en milieu clinique. Des solutions qui, en ce qui me concerne, ont guidé les pratiques infirmières et contribué à améliorer la qualité des interactions parents-enfant à l’unité des naissances.

Tout le monde bénéficie des retombées des recherches soutenues par la Fondation de l'OIIQ : les chercheurs, les cliniciens et surtout les parents, qui nous témoignent leur gratitude.


Philippe Voyer, inf., Ph. D

Philippe Voyer

Professeur titulaire et responsable de la formation continue à la Faculté des sciences infirmières de l’Université Laval

Détecter le delirium pour intervenir rapidement

Puisque mes recherches en sciences infirmières sont subventionnées par la FRESIQ (ancien nom de la Fondation de l’OIIQ), je peux vous assurer que votre don fait la différence dans la vie des patients.

Grâce à votre appui et à celui de la Fondation, j’ai réalisé une recherche clinique portant sur la reconnaissance des signes du delirium par les infirmières et infirmiers des milieux hospitaliers et des centres d’hébergement. Cette recherche a permis d’augmenter considérablement la capacité du personnel infirmier à détecter le delirium et ainsi à améliorer la qualité des soins aux patients. Aujourd’hui, 75 % du personnel infirmier est capable de le détecter, et ce, en moins de 15 secondes, alors que ce taux ne s’élevait qu’à 9 % par le passé.

Ceci n’est qu’un exemple des retombées de la Fondation, levier extraordinaire dans l’avancée des sciences infirmières et des soins infirmiers qui bénéficie aux patients.


Sylvie Cossette, inf., Ph. D.

Sylvie Cossette

Professeure titulaire de la Faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal, chercheuse au Centre de recherche de l’Institut de Cardiologie de Montréal et codirectrice du Réseau de recherche en interventions en sciences infirmières du Québec

Mener une vie normale malgré une insuffisance cardiaque

Grâce au soutien de la Fondation de l'OIIQ (anciennement la FRESIQ), en collaboration avec le milieu clinique, nous visons à mettre en œuvre une approche infirmière pour aider les patients insuffisants cardiaques à adhérer à leur traitement et à leur nouveau mode de vie. En effet, il n’est pas toujours facile de composer avec le changement. En plus de prendre plusieurs médicaments, ces personnes doivent modifier leurs habitudes, qu’il s’agisse de faire de l’exercice, de diminuer la quantité de liquides ou de gérer plusieurs symptômes.

La formation, axée autant sur le savoir-être que sur le savoir-faire, permet de préparer les infirmières à accompagner les patients et leur famille afin qu’ils puissent prendre en charge leur santé et aient une meilleure qualité de vie. Résultats ? Une capacité accrue de vivre leur quotidien et une diminution de leurs symptômes.

Lorsque les résultats des recherches que nous menons seront mis en pratique par 72 000 infirmières et infirmiers, imaginez l’impact que nous aurons sur les soins à toute la population du Québec !


Sylvie Le May, inf., Ph. D.

Sylvie Le May

Infirmière, professeure agrégée de la Faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal et chercheuse au CHU Sainte-Justine

Atténuer la souffrance des enfants

L’appui financier de la Fondation de l'OIIQ (anciennement la FRESIQ) m’a permis de me dégager de ma charge d’enseignement. J’ai ainsi pu me consacrer presque entièrement à mes travaux de recherche qui portent sur l’amélioration de la gestion de la douleur chez les enfants. Les projets cliniques qui en ont résulté ont influencé les pratiques des professionnels de la santé. Qu’il s’agisse de faire une piqûre à un petit, de lui insérer un cathéter ou de changer son pansement, le personnel évalue maintenant la douleur de l’enfant avant d’intervenir. Nous avons même conçu une trousse pour distraire les enfants durant ces interventions.

La recherche menée grâce au soutien de la Fondation nous a également permis de produire un DVD à l’intention des adolescents qui subissent une chirurgie de la scoliose. Les techniques de relaxation et de distraction mises au point les aident à soulager leur douleur.

Enfin, je dois beaucoup à la Fondation. Non seulement elle a été un véritable tremplin pour ma carrière de chercheuse, mais ses retombées se font sentir jusque dans les salles des urgences et les services de soins intensifs où, grâce à la recherche, nous contribuons à atténuer la souffrance des enfants.