Accompagnement infirmier en première ligne pour des patients ayant reçu un diagnostic de cancer

La Fondation de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) octroie la subvention Pour mieux soigner, d’une valeur de 225 000 $, au CIUSSS du Saguenay–Lac-Saint-Jean, laquelle permettra de favoriser un accompagnement précoce par des infirmières et infirmiers en groupe de médecine familiale (GMF), dès qu’une personne reçoit un diagnostic de cancer. Cette démarche donnera lieu ainsi à une introduction précoce des soins palliatifs, nommés soins d’accompagnement.

Un accompagnement personnalisé

La population desservie par les 13 GMF de la région aura la possibilité d’être la première au Québec à recevoir ce type de service d’accompagnement précoce dans la trajectoire de soins. Le projet vise à optimiser la contribution des infirmières et infirmiers œuvrant en GMF afin d’offrir un accompagnement des personnes touchées par le cancer tout au long de la trajectoire de soins. Par leurs compétences en évaluation et en suivi clinique, les infirmières et infirmiers en première ligne constituent une personne-ressource importante pour eux. « Souvent, les gens associent les soins palliatifs à la mort. Dans plusieurs cas, ils sont en fin de vie lorsqu’ils les reçoivent. Avec ce projet, on veut changer les choses et offrir des soins d’accompagnement tôt dans la trajectoire de soins pour que les patients se sentent moins démunis face à la maladie », souligne Sylvie Massé, directrice des soins infirmiers au CIUSSS du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Une approche globale

« Ce qui nous a séduits, c’est qu’une attention particulière est accordée, non seulement à la santé physique de la personne, mais aussi à son bien-être mental », rappelle Lyne Tremblay, infirmière et présidente de la Fondation de l’OIIQ. En plus de procéder à l’évaluation et de voir au soulagement de la douleur, l’infirmière ou l’infirmier est disponible pour répondre à des questions en personne ou par téléphone. La grandeur du territoire fait en sorte que les gens doivent souvent parcourir de longues distances en vue de recevoir des traitements. « Avant de recevoir de la chimiothérapie ou de subir une intervention chirurgicale, le patient peut avoir des interrogations; c’est rassurant pour lui de savoir qu’un professionnel en soins est en mesure d’y répondre », explique Sylvie Massé.

La subvention est remise sur une période de deux ans et permettra de mieux développer ce rôle novateur. Appuyé par une équipe de recherche de l’Université du Québec à Chicoutimi et de l’Université de Sherbrooke, le projet pourrait servir de modèle à d’autres régions. L’expertise infirmière bénéficiera grandement à la population touchée.

La Fondation de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) octroie la subvention Pour mieux soigner, d’une valeur de 225 000 $, au CIUSSS du Saguenay–Lac-Saint-Jean
Roberto Boudreault, médecin de famille et chef du département régional de médecine générale, Nancy Houde, infirmière et gestionnaire, Sylvie Massé, infirmière et directrice des soins infirmiers et Isabelle Boulianne, infirmière et adjointe aux affaires universitaires