L’humain au quotidien pour les 75 ans et plus : la subvention Pour mieux soigner remise au CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal

La subvention 2020 Pour mieux soigner, d’un montant de 225 000 $, a été remise au CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal (CCSMTL) pour le projet intitulé « L’expertise indispensable des infirmières dans la promotion et la dispensation de soins humanistes aux personnes âgées : Une intervention de pratique réflexive pour mieux soigner. ». Les co-créateurs de ce projet sont Mmes Ginette Senez, directrice du programme de soutien à l'autonomie des personnes âgées (SAPA) au CCSMTL, Véronique Dubé, professeure adjointe à la Faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal et Odette Roy, chercheuse clinicienne expérimentée, de même que M. Éric Maillet, chercheur à l’Université de Sherbrooke. Ils sont entourés d’une équipe solide et engagée dans la réalisation de ce projet d’envergure.

Combinant expertises cliniques, formation et recherche, ce projet est soutenu par la Fondation car il a pour vocation d’être novateur au chapitre de l’avancement des pratiques infirmières dans une perspective de déploiement et d’amélioration des soins humanistes destinés aux personnes âgées de 75 ans et plus ainsi qu’à leurs proches aidants, et ce, tout au long du continuum de soins et de services. On entend par « soins humanistes » des soins et des interventions centrés sur la personne, qui tiennent compte de son parcours de vie, de ses valeurs et de ses besoins, tout en étant empreints d’empathie et fondés sur des principes de respect, d’écoute et d’authenticité.

« Nous réclamons tous des soins humanistes, mais encore plus au moment où l’avancement en âge et les maladies graves rendent la personne âgée plus que vulnérable et fragile. » soutient Ginette Senez.

L’approche de ce projet, définitivement orientée sur l’humain, prend tout son sens dans un contexte de transformation du système de santé et de vieillissement de la population, mais aussi de changements technologiques rapides. 

Les infirmières sont au cœur de ce projet, car en plus d’être présentes tout au long du parcours de soins, elles sont souvent les premières à constater des situations qui ne sont pas en cohérence avec leurs valeurs professionnelles et qui peuvent être « déshumanisantes » pour leurs patients.

« Devant pareilles situations, nous devons nous réunir, mettre en commun nos expertises et travailler ensemble à l’amélioration des soins humanistes offerts à la clientèle âgée, et ce, tout au long de leur continuum de soins et de services. C’est justement ce que l’équipe-projet propose. », indique Véronique Dubé.

La subvention de la Fondation aura donc pour but de contribuer à un meilleur accès à des soins humanistes au plus grand nombre possible de personnes âgées, tout particulièrement les 75 ans et plus, dans les établissements du CCSMTL. Ces meilleurs soins auront des effets positifs non seulement sur la clientèle hospitalisée et le personnel infirmier, mais également sur les coûts de santé. 

Ce projet, qui mettra à contribution les expertises infirmières et interdisciplinaires dans la recherche de solutions efficaces et pérennes, allie également le développement professionnel de l’infirmière à une prise de conscience de son pouvoir d’influence dans les changements. Cela pourra servir de modèle et inspirer d’autres milieux du Québec. En ce sens, la subvention de la Fondation permet de pérenniser sa mission fondamentale, soit favoriser la reconnaissance du rôle déterminant de la profession infirmière… Pour mieux soigner.

« Le projet sensibilise aux pratiques de soins humanistes ainsi qu’aux facteurs personnels, professionnels et organisationnels qui les facilitent et qui permettent la mise en œuvre de stratégies pour les soutenir. La valorisation des expertises infirmières dans cette visée est très novatrice », a affirmé la présidente de la Fondation de l’OIIQ, Lyne Tremblay.

 

De gauche à droite : Odette Roy, professeure associée, Faculté des sciences infirmières, Université de Montréal; Éric Maillet, professeur adjoint à l’École des sciences infirmières de l’Université de Sherbrooke; Lyne Tremblay, présidente de la Fondation de l’OIIQ; Véronique Dubé, professeure adjointe, Faculté des sciences infirmières, Université de Montréal et titulaire de la Chaire de recherche Marguerite-d’Youville d’interventions humanistes en soins infirmiers;  Ginette Senez, directrice du programme de soutien de l’autonomie des personnes âgées (SAPA), CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal; Sonia Bélanger, présidente-directrice générale, CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal; Claudel Guillemette, directeur des soins infirmiers, CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal. Absente de la photo : Isabelle Matte, directrice adjointe de l’hébergement, CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal.

 

Programme de subvention Pour mieux soigner

Lancé en 2013, le programme de subvention Pour mieux soigner de la Fondation est la seule aide financière au Québec, pouvant aller jusqu’à 250 000 $, destinée exclusivement à des projets cliniques infirmiers qui contribuent à améliorer la qualité et la sécurité des soins ainsi que leur accès, au bénéfice des Québécois. Par l’entremise de ce programme, la Fondation appuie des projets concrets qui valorisent la contribution des infirmières et infirmiers au suivi des personnes tout au long du continuum de soins et de services ou en fin de vie. 

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